Tour Mélusine de Vouvant Tour Mélusine de Vouvant

La Tour Mélusine

un ancien donjon médiéval devenu belvédère

Située au cœur de Vouvant en son point culminant, la tour Mélusine veille sur la cité médiévale depuis maintenant 8 siècles !

La Tour Mélusine, point d’attrait d’un des « Plus Beaux Villages de France »

Gravir la tour Mélusine de Vouvant à la recherche d’un point de vue vertigineux

C’est derrière ces 3 mètres d’épaisseur de mur et après avoir gravit les 120 marches de l’édifice que vous arriverez sur le toit de la tour Mélusine, point le plus haut de la cité médiévale de Vouvant. L’impression de grandeur et des grands espaces est palpable … votre regard se plonge dans l’horizon, survolant la vallée de la Mère, la forêt de Mervent-Vouvant, le bocage Vendéen et les villages alentours.

Ici, vous êtes à 45 mètres au-dessus du sol sur lequel repose les fondations de cet édifice historique !

Vue aérienne de Vouvant
Vue aérienne Vouvant ©Mehdi Media

Pour visiter la tour, c’est comme à la maison… il faut avoir les clés. De Pâques à la Toussaint, rendez-vous au bureau d’information touristique de Vouvant, c’est là que vous payerez votre droit d’entrée et que l’on vous remettra le précieux sésame : les clés de la tour ! 

L’architecture remarquable de la tour Mélusine

La Tour Mélusine de Vouvant, qui fut construite au début du XIIIème siècle, était unique dans la région pour l’époque de par sa forme arrondie et sa hauteur. L’ancien donjon possède 5 niveaux comprenant la terrasse aménagée au sommet de la tour. Il faisait partie d’un ensemble composant le château des Lusignan, dont il ne subsiste aujourd’hui que la tour.

Pour gravir la tour Mélusine, c’est un escalier en colimaçon qu’il vous faudra emprunter. Vous découvrirez ainsi les différentes salles dont une voutée.

L’histoire de la tour et la légende de la fée Mélusine

La construction de la tour à l’origine d’un « tour de main » magique de la Fée Mélusine

Sculpture de métal
Sculpture de métal ©Laure BETEAU

Selon la légende, c’est la fée Mélusine qui aurait construit à elle seule la tour… Et toujours selon la légende, cette construction se serait faite en seulement UNE nuit « de trois dornées de pierres et d’une goulée d’Ève » (traduction : trois tablier portant des pierres et d’une grande gorgée d’eau).

Mais qui est la fée Mélusine ?

Le maléfice de Mélusine

Elinas, le roi d’Albanie et père de Mélusine avait promis à sa femme Pressine de ne pas la voir en gésine (couche), mais il ne respecta pas sa promesse. De ce fait, en colère, les trois filles du couple décidèrent de punir leur père en l’exilant dans la haute montagne de Brumbloremlion. Mécontente et énervée du comportement de ses filles, la reine, à son tour punit ses filles et leur jeta un sort à chacune. C’est ainsi que tous les samedis, Mélusine se retrouva muni d’une queue de serpent à la place des jambes. À cela, sa mère ajouta la condition suivante : Si jamais quelqu’un la surprenait dans cet état, elle ne redeviendrait plus humaine, cependant si son futur époux ne cherchait pas à découvrir son sortilège, elle pourrait vivre humainement. 

La rencontre avec Raymondin

Un jour, Raymondin parti chasser en forêt avec son oncle, le comte de Poitiers. Ils aperçurent un sanglier et l’oncle prit son épée, l’attaqua mais il loupa son coup. Raymondin voulant l’aider, lança son épée et tua son oncle accidentellement. Triste et désespéré, Raymondin resta vadrouiller dans la forêt des heures durant. Durant sa balade en forêt, il croisa près d’une fontaine la jeune Mélusine, dont la beauté était à couper le souffle. Il lui demanda de l’épouser et elle accepta à une condition : jamais il ne devrait demander où elle allait ni ce qu’elle faisait le samedi; il accepta. Son mariage avec Mélusine fit de lui le comte le plus riche, et c’est elle qui construisit leur château sur les terres de son mari. De ce mariage naitra ainsi 10 enfants.  

Le secret de Mélusine découvert

Un samedi, Raymondin reçu la visite de son frère, jaloux de la réussite de son cadet. Celui-ci avait des doutes sur l’absence de Mélusine tous les samedis et suggéra à son frère de vérifier ce que sa femme pouvait bien faire seule tous les samedis. Furieux et convaincu par son frère, Raymondin descendit la tour et perça la serrure de la chambre avec son épée. Il découvrit Mélusine dans son bain et sa queue de serpent allant de sa taille jusqu’au pied. 

Furieuse que son mari n’ai pas tenu sa promesse, la fée Mélusine s’envola alors par la fenêtre en lui jurant que les forteresse qu’elle avait construit pour lui « Pouzauges, Tiffauge, Mervent, Châteaumur et Vouvant, iront chaque an, d’une pierre en périssant !  »